Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

28/03/2015

A DESSIN1

vernissages mercredi 8 avril 
à 18h atelier spirale : 13, rue Rouget de Lisle, Sète
à 19h librairie l’échappée belle : 7, rue Gambetta, Sète
à 20h open space : 8, rue Garenne, Sète

exposition du jeudi 9 au dimanche 12 avril
l’atelier spirale & l’open space : 10h/12h30 - 15h/19h 
l’échapée belle : du jeudi au samedi 9h/19h - dimanche 10h/13h

avec : lise chevalier, vanessa, notley, ganaelle maury, carita savolainen , joël renard, katie montanier, margot degert karine barrandon, françois michaud, nissrine seffar, adrien fregosi, reno leplat-torti, alain léonesi, julie redon, gilles bingisser, thomas duter, armelle caron, frédéric babon capucine latrasse, Jocelyne bohbot, jean, louis martire, pierre lesc, norma hecker christophe vilar, estelle lacombe, vincent dezeuze, aurélie malbec, philippe artaud patrycja mastej, Laurence de lataillade, maud gilhodez, lucas mancione, david artaud, thibault poujol, anna novika sobierajski frédéric khodja, françois dezeuze

L’idée de cette rencontre sur plusieurs lieux à Sète devrait faire se frotter les pratiques et les regards entre de jeunes diplômés qui sont passés par la classe préparatoire des beaux-arts de Sète, des artistes plus confirmés, des enseignants et des amateurs éclairés intelligemment sélectionnés, tous amoureux de la ligne… 

Frottements de pratiques et de regards mais aussi de générations (Tim Ingold, dans sa brève histoire des lignes, parle de lignée au sens de succession de génération). On choisit donc intentionnellement. «Intentionnellement», ce mot fait partie de la définition d’une expression française: «à dessein». Jusqu’au 18ème siècle, les deux mot s’écrivaient de la même façon (le projet, l’intention et la notion de designer, de-signare et dessiner).

Paul Valery  évoque  « la plus forte tentation de l’esprit »parce que le dessin est l’idée qui donne accès à la forme vraie de la chose mais aussi le geste intentionnel qui procède du désir de montrer cette forme.

Nous voulons penser généreusement le dessin en terme de « poésie élargie » selon l’expression de Novalis et témoigner de la dimension polymorphe du dessin contemporain. Il est parfois davantage un point de vue sur la chose représentée, parfois plus production que reproduction, parfois une plongée à l’intérieur de l’intime, parfois un rapport au (sur le) monde, à l’identique, dans l’interprétation du réel ou pour donner enfin à voir ce qui n’a jamais été pensé, dans l’illustration ou dans la « pensée close »… 

Bref,  il déploie, écrit Jean-Luc Nancy,  un sens inédit, non pas conforme à un projet déjà formé mais emporté par un dessein qui se confond avec le mouvement, le geste et des pratiques prospective.

contact 0661734713

bandeaux fb à dessin petit.jpg

 

04/03/2015

JOEL RENARD & GILLES BINGISSER

l’expo/infos exposition du 14 février au 22 mars
Joël Renard / Gilles Bingisser #dialogue, 01
« arrangements »

vernissage vendredi 13 mars 2015 à 18h
rencontre, petit déjeuner avec les artistes dimanche 22 mars 2015 à 10h
ouvert samedi dimanche : de 15h à 19h en semaine : de 16h à 19h
sur rendez-vous au 06 61 73 47 13
entrée libre

C’est une première que l’Atelier Spirale va à l’évidence pérenniser au fil des ans, la rencontre entre deux artistes plasticiens dont les oeuvres sont présentées comme des arrangements formels et essayent de trouver une sorte de dialogue par frottements ou mises à distance. Volumes, dessins, peintures. Joël Renard et Gilles Bingisser sont enseignants à l’école des beaux-arts de Sète. 

Joël Renard

DSC_0014.jpg

Figures d’autres choses.

Sentir l’espace. En percevoir de multiples. Lire les dialogues qu’instaurent entre eux les sculptures, les volumes et les peintures de Joël Renard tant ses œuvres opèrent des passages entre matière et forme. Au cœur de chacune d’elles, la relation entre une forme et une autre – aussi importante que la forme elle-même – produit un effet de sens déterminé par la plasticité ainsi créée. Le débat moderniste entre figuration et abstraction ou encore celui qui oppose les œuvres selon la catégorie technique à laquelle elles se réfèrent (peinture/sculpture en particulier), est ici inutile car chaque œuvre pose des formes qui jouent du possible, c’est-à-dire comprendre les potentialités qu’offre un matériau ou une matière, susceptible d’être - à l’infini - étalé, modelé, construit. La surface ne s’oppose ni à la profondeur, ni au volume. Elle les rend visibles tandis qu’ils jouent de la lisibilité. L’œuvre, sous la main de Joël Renard, devient une figure qui par un approfondissement du sensible, affirme à la fois sa proximité au monde et son irrémédiable distance…..Sylvie Lagnier.2013.

 

Gilles Bingisser 

P2190317.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Un processus « incrémentiel » est à l’oeuvre dans ces arrangements, juxtapositions de peintures, dessins, objets, textes et livres présentés  sur des étagères... Une poésie sérielle (à l’origine une forme ouverte) est contrariée par la présence d’espace clos que sont ces rayonnages, pris ici comme des simulacres de mobiliers supports d’architectures textuelles ou de théâtres de poche. Mais chaque étagère est surtout considérée comme un conduit, un lieu de passage au sens Benjaminien. Ces architectures sérielles sont fondées sur les modes d’organisation du montage « arrangé » dans une logique de stockage avant transit.« I cannot make it cohere », cette phrase d’Ezra Pound est un fil conducteur même si la transformation de chaque pièce produite dans ces « passages » de mise en scène tente la bascule vers un espace poétique et polysémique où les regards cherchent, parfois en vain, un point de fuite dans la confusion.
Gilles Bingisser anime les PEEL (pratiques expérimentales d’écriture et de lecture) aux beaux-arts de Sète depuis plus de dix ans.